La grande aventure du Transsibérien

Premier épisode

Le Transsibérien ! Qui n’a pas rêvé de l’emprunter, de Moscou à Vladivostok ou Pékin, une fois au moins dans sa vie ? C’est ce second itinéraire, bifurquant à hauteur du lac Baïkal, que nous avons choisi d’emprunter, via la Mongolie, le désert de Gobi et la Grande Muraille.

Lorsqu’on a choisi de faire plusieurs étapes pour découvrir les villes et villages émaillant la ligne, on change évidemment de train à chaque fois. Nous avons choisi de nous arrêter à Ekaterinbourg (où prit fin, dans le sang, l’histoire des tsars), Novossibirsk (où il ne faut rater sous aucun prétexte l’opéra et le musée des chemins de fer), Irkoutsk (sa maison des « décembristes », le souvenir de Michel Strogoff et un détour par le lac Baïkal), Oulan-Bator (capitale moche mais affectueuse de la Mongolie) et enfin Pékin, qu’on ne présente plus.

Première étape : de Moscou à Ekaterinbourg

Je n’ai pas que de bons souvenirs de Moscou. En 1971, poursuivi par les escouades du KGB, j’avais échappé de justesse à quatre ans de prison pour « espionnage », le terme utilisé pour une enquête journalistique non autorisée. Et me revoici à l’hôtel National, là où j’avais vécu confiné, les sbires à ma porte, des jours et des jours. J’aurais pu descendre dans un autre établissement mais j’ai tenu à revenir ici, de la même manière qu’on pose à nouveau la main sur le feu après s’y être brûlé.

Demain : Ekaterinbourg

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